Les indicateurs relevés dans cette section donnent un aperçu du profil d’associations ayant participé à l’enquête. Ils renseignent notamment sur le niveau d’éducation, les activités génératrices de revenus auxquelles s’adonnent les différentes associations et leur meilleur créneau horaire pour informer les femmes et accroitre leur sensibilisation aux différents enjeux du secteur minier guinéen.
Les associations de femmes ayant participé à l’enquête sont impliquées dans la culture maraîchère, la saponification, la teinture et la transformation de matière première.
Le niveau secondaire est le niveau scolaire le plus élevé et le plus rare dans les différentes associations où la plupart des femmes ont le niveau primaire ou ne sont jamais allées à l’école.
L’enquête a révélé que le meilleur créneau horaire pour informer les femmes se situe entre 19h00 et minuit. Elles ont également indiqué leur préférence pour les radios communautaires.
Le graphique suivant représente le nombre de femmes dans les différentes associations auprès desquelles l’enquête a été menée. Vous pouvez obtenir le nombre exact en cliquant sur les barres du graphique.
Le graphique affiche la différence entre le nombre de projets reçus, sélectionnés et financés au final. L’objectif de ce graphique serait d’une part d’analyser le nombre de demandes reçues par rapport aux potentialités des communautés et d’autre part d’expliquer l’écart quant aux projets jugés durables qui ont pu bénéficié des fonds FODEL.
Ce graphique montre la destination des fonds FODEL perçus par les différentes associations.
Les différentes associations ont reconnu que bien qu’insuffisants, les fonds FODEL reçus ont été bénéfiques pour leur association.
Outre la communauté de Sangarédi et celle de Colia (Yètèmaly), les autres associations estiment que les fonds FODEL n’ont pas permis à leur association d’atteindre leurs objectifs. Les raisons évoquées sont l’insuffisance des fonds reçus, le coût élevé des intrants et des équipements agricoles et l’impact négatif de l’activité minière qui freine leur productivité.
Les associations de Boké régions ont procédé au remboursement partiel de leur subvention. Au moment de l’enquête, les associations de Boffa ont indiqué n’avoir procédé à aucun remboursement. Le taux re remboursement au moment de l’enquête figure dans les tableaux suivants.
La suite de graphique qui suit liste les défis, et leur proportion, relativement aux associations interrogées durant l’enquête.
L’évaluation a été l’occasion de collecter les besoins des associations pour mieux préparer, gérer et suivre les fonds FODEL des associations.
Toutes les associations de Boké ont exprimé des besoins en renforcement de capacités, telles que l’encadrement des groupes de femmes, l’éducation financière, la gestion/le suivi des projets et, dans une moindre mesure, l’assistance technique et une meilleure connaissance des techniques agricoles. Dans la région de Boffa, la grande majorité s’est intéressée aux techniques agricoles.
Toutes les régions de Boké et de Boffa ont convenu que les fonds étaient insuffisants pour atteindre les objectifs de leurs projets. Elles ont besoin d’engrais à un prix abordable et presque toutes ont exprimé leur intérêt pour l’achat d’équipement agricole.
Les associations de Boffa ont fait état d’impacts positifs dans le domaine de l’emploi et des infrastructures. En comparaison, celles de Boké ont plutôt mis l’accent sur l’impact négatif de l’activité minière tels que résumés dans le graphique ci-après.